Qui a peur du loup ?

Chers lecteurs,

Il y a quelques semaines, un échange assez vif a eu lieu entre Hugo Clément, journaliste et Joseph Boussion, berger.

Le journaliste a publié sur les réseaux sociaux une vidéo sur l’abattage d’un loup réalisé par un de ses amis, vidéaste. Ce faisant, il critique les louvetiers qui, selon lui, ont tué l’animal sans raison.

Le berger lui répond via une autre vidéo dans laquelle il se plaint de cette manière de procéder. Il précise que les louvetiers n’abattent des animaux que dans le cadre de “tirs de défense” autorisés par les services de l’Etat.

Plus d’un million de vues

Cette information, à première vue anecdotique, a circulé très rapidement.

Les vidéos ont été visionnées et partagées par des centaines de milliers de personnes. Et sur les réseaux sociaux, les insultes fusent entre pro bergers et pro loups.

Les médias traditionnels eux-mêmes se font l’écho de cet incident, notamment dans le journal Le Point ici ou dans le magazine Paris Match ici.

Un même fait, deux versions

Que s’est-il passé exactement ?

La scène se déroule dans le massif Alpin.

D’après le photographe, un loup s’est approché d’un troupeau de moutons. Les chiens n’ont pas bougé. Le loup se serait alors reculé en pensant qu’il n’avait rien à faire là.

C’est à ce moment que les louvetiers l’auraient lâchement abattu alors qu’il ne représentait aucune menace.

Pour le berger, le loup se retirait pour mieux attaquer. Son comportement indiquait une attitude prédatrice. Et c’est pour cette raison que les louvetiers ont effectué “un tir de défense”, validé au préalable avec la préfecture.

Les deux parties semblent défendre un point de vue valable.

Les bergers habitent la montagne depuis des millénaires. Ils ont combattu le loup pendant autant de temps.

La montagne, c’est leur maison. Pourquoi devraient-ils accepter que les loups y vivent ?
En même temps, faut-il tuer les loups s’ils ne représentent pas de danger immédiat ?

Ce dernier pose la question de l’appréciation de la situation.

La nature sauvage disparaît

Si cet événement suscite une telle passion, c’est qu’il remue en nous des choses très profondes. C’est une histoire, des peurs et une angoisse existentielle.

Le rapport des êtres humains à la nature est paradoxal.

Pendant des siècles, nous avons lutté contre elle. Mais le rapport de force semble s’être inversé.

Il y eut la lente maîtrise de l’agriculture, les moines défricheurs, le drainage des marais, la canalisation des fleuves…

Tout cela :

  • a fait reculer les maladies,
  • a assuré l’approvisionnement régulier des habitants et éliminé les famines,
  • a favorisé l’hygiène dans les villes,
  • a permis la distribution de l’eau et de l’énergie,
  • Etc.

Les humains ont découvert toute l’étendue de la planète sur laquelle il leur est donné de vivre. Ils ont cultivé la terre, domestiqué les animaux et habité les régions les plus inhospitalières.

Et durant toutes ces années, la nature a reculé, la vie sauvage s’est raréfiée. De très nombreuses espèces se sont éteintes.

En France, le loup avait totalement disparu avant de revenir d’Italie en passant par les Alpes.

Et maintenant ? 

De plus en plus de personnes pensent que la disparition progressive du monde sauvage de la surface de la terre, du fait de l’expansion de l’habitat humain, a quelque chose de triste et d’inconfortable.

Certains pensent même que ce n’est pas acceptable.

Cette tristesse, partagée par des milliers de personnes, qu’elles habitent à la ville ou à la campagne n’est pas qu’une émotion simple.

L’œil humain n’a plus guère l’occasion de rencontrer une lande désolée, une forêt primaire, voire une montagne sans touristes.

La disparition des grands mammifères et des grands prédateurs incarne ce retrait du monde sauvage.

Les éléphants, les baleines, les tigres sont en voie d’extinction. Le loup de Tasmanie, lui, n’est plus.

Le loup gris en revanche n’est pas menacé.

Mais il représente, avec les ours des Pyrénées ou les lynx des Vosges, la part de vie sauvage qui reste en France.

Ce sont des symboles.

Et c’est pour cela que les écologistes y tiennent.

Dans cet échange entre les deux hommes, c’est Joseph Boussion qui résume le mieux la problématique. Il affirme :

“Il faut que l’on apprenne à respecter cette frontière entre le sauvage et le domestique.”

Sortir du manichéisme

A l’évidence le berger est conscient des enjeux.

Ils ne veulent pas la fin du loup.

Mais il revendique pour les bergers le droit de pouvoir l’abattre lorsque cela est nécessaire. Et pour ce faire, il rappelle qu’il y a des procédures, des discussions, un travail en commun entre les acteurs de terrain et les représentants de la force publique.

Ce qu’il reproche au journaliste en fin de compte, c’est son manque d’empathie envers les bergers et sa condamnation facile.

Il y aurait les bons loups d’un côté et les mauvais louvetiers de l’autre…

C’est un peu rapide…

Une question de civilisation

Soyons clairs : la vie sur terre sans les loups, ni les ours, ni les éléphants, ni les baleines est possible.

Les animaux sauvages sont importants parce qu’ils sont beaux, forts et libres. Ils ne respectent pas les règles posées par la société. Ils vivent.

Ils nous rappellent la violence de la vie, l’importance de l’élan vital.

Une société qui ne serait que fonctionnelle sans place pour la nature serait vite vide de sens.

Joseph Boussion rappelle que le travail des bergers est essentiel. Il permet de domestiquer la montagne, de la rendre accueillante au visiteur qui passe, d’éviter les avalanches.

Tout cela est exact.

Et demain ?

Mais le travail du photographe animalier est important aussi. C’est lui qui nous permet de découvrir le monde mystérieux des bêtes sauvages…

Bref, la parole des deux est utile et leur dialogue mérite d’être mené.

Peut-être arriverons-nous un jour à définir des zones sanctuaires où la main de l’homme n’intervient pas.

Ces zones pourraient être reliées entre elles par des couloirs pour les animaux sauvages ?

Le problème est que cet espace n’est pas forcément extensible…

A moins, bien sûr, que l’on ne parvienne à développer rapidement des voitures volantes et que l’on puisse ainsi libérer de nombreuses routes et autoroutes…

Cet espace goudronné devenu inutile pourrait alors être dévolu à la préservation de la nature, comme on le fait parfois avec les anciennes voies ferrées.

Mais ce n’est peut-être pas pour tout de suite.

En attendant donc, il faudra continuer le dialogue…

Solidairement,

Julien

 

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Gabriel Meunier
17 jours il y a

Votre article résume assez bien la situation. Tout réside dans la capacité de l’homme à s’imposer des limites, notamment ici de dire « non je n’irai pas plus loin que le stade d’apprivoiser ; aller jusqu’à la domestication c’est en faire des sujets, puis des exploités ».
Je doute que l’homme en soit capable.
Exploiter les gisements sous marins ne nous apportera que des calamités, telles que les innombrables « maladies de société » (cancers, diabète, kyrielle de maladies auto-immunes…).

Vous ne pouvez pas dire « Soyons clairs : la vie sur terre sans les loups, ni les ours, ni les éléphants, ni les baleines est possible ». En fait apparemment oui ; mais derrière ces disparitions spectaculaires, ultra médiatisées, il y a toutes les autres, qui sont des millions d’autres ! Rappelons que les insectes… font l’humus.

je vous offre une lecture gratuite sur le thème (cher à St Exupéry) « Apprivoise moi ! »
https://short-edition.com/fr/oeuvre/strips/apprivoise-moi-1

Courty
17 jours il y a

Ces moutons sont exportés à l’étranger pour ceux qui peuvent se les payer… tout cela est un faux débat d’après moi.

Espinassons
17 jours il y a

Je suis, comme beaucoup de monde je pense, sensible à l’importance de la vie sauvage. Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi ceux qui se targuent d’être « écolos », n’introduisent pas des loups dans les lieux où ils résident ? Ils sont très forts pour introduire le loup chez les autres, très forts pour nous expliquer comment vivre, mais ne tiendraient pas deux mois s’ils devaient vivre en montagne de leur travail – pas de leur indemnité de parasite !

Laclau
17 jours il y a

Y’a pas de débat : Rigaux a torché ses interlocuteurs…
https://www.youtube.com/watch?v=S1CZVUL6tXI
Quand on creuse un peu la question, c’est vite vu : les bergers sont sur des paturages où ils n’ont rien à faire, et ils y sont expres…pour vivre des subventions.

Guy PATIN
17 jours il y a

Les louvers sont comme les tirs de défenses nuisible. Les bergers doivent garder leurs bêtes et pas demandé detuer la faune sauvage.

jeremy
17 jours il y a

c est pas un berger buisson c est un politicien —> voir son cv
l homme est le seul nuisible sur cette planète et ce con de faux berger en particulier

Jean-Claude Breton
17 jours il y a

Les pays frontaliers comme l’Espagne, l’Italie arrivent très bien à cohabiter avec les loups voir egalement avec les ours.
Dans les pays de l’est eux aussi savent vivre avec.
ALORS POURQUOI PAS NOUS ????

Laurent chevrot
17 jours il y a

Le débat sur le loup est compliqué mais je pense que il faut s’inspirer de l’exemple du parc du yelosthown aux USA en effet la réintroduction. Du loup a été bénéfique pour l’environnement en général et tout les intervenant sont d’accord pour dire que ce fut une bonne chose dans il faut creuser dans se sens et protéger les troupeaux avec des patous et laisser le loup vivre comme les vautours et les ours

Gantillon
17 jours il y a

Les bergers sont indemnisés
pas les loups que ces derniers soient protégés et l’abattage d’un loup sévèrement sanctionnés

Pascal
17 jours il y a

Je suis pro-bergers car ils ont le droit de vivre, mais je suis pro-loups car ils ont le droit de vivre 😉

LEANDRI JOELLE
17 jours il y a

1)le berger devrait avoir le droit de protéger son troupeau .
2)le loup qui attaque les troupeaux est un jeune loup solitaire qui s’amuse (quand il n’est pas croisé avec un chien de surcroit)
3) lui faire peur ou le tuer n’a pas d’impact sur la survie des loups en France ,puisque la meute continuera à s’agrandir
4) laissons faire le berger avant que le loup vienne en surpopulation et donc une espèce nuisible

Marie
17 jours il y a

Bonsoir à tous,

Nous savons que nous sommes trop nombreux et les animaux en pâtissent
Je suis contre la chasse, l l’élevage intempestif et toute forme de maltraitance sur nos amis.
Il faut préserver notre parc naturel, même si nous devons « isoler » nos amis dans des réserves protégées mais en laissant leurs instincts.

Marie

berni
17 jours il y a

je suis pour la suppression de tous les loups de France ce n’est pas une espéce menacée d’immenses régions du monde abrite une population très importante.

Sarriette
17 jours il y a

Si un LOUP chasse, c’est simplement parce qu’il a FAIM et cherche de la nourriture.

Un loup tuera un mouton (ou 1 autre animal ou personne) par besoin de se nourrir, pas par cruauté ou par jeu (comme certains chiens ou chasseurs) !
Il n’y a pas de supermarchés pour les loups.

Nous, les humains (la plupart, du moins), ferions-nous autrement… si tous les magasins d’alimentation étaient définitivement fermés et si nous (ou nos enfants) avions faim ?

Laissons les loups (sur)vivre, voire, protégeons-les, comme c’est le cas dans d’autres pays.

Cela dit, peut-être que chez les loups, comme chez les humains, il y a des « brebis galeuses » ( 🙂 ) ? Mais de là à généraliser……………….

GAIGNARD
17 jours il y a

Pour moi le problème ne vient pas du loup ou du berger ! La question est qui a le droit de vivre ? Est ce que l’argent restera toujours le seul pouvoir ? Quelle autorité peut se targuer de détenir la vérité ? Du loup ou de l’humain lequel détruit notre planète jour après jour ? Et pourquoi le loup ne pourrait rejoindre la bérgerie ? Nous avons à ce jour repousse les animaux dans le peu de terre libre restant sur notre planète et alors qu’ils vivaient partout librement dès lors que nous avons conquis des parcelles nous les avons impunéments soit exterminés soit interdits. Laissons les animaux reprendre du terrain et rabaissons nos prétentions.

ROUX
17 jours il y a

Les bergers qui annonce « cette terre est notre maison,elle nous appartient », de quel droit affirmer haut et fort de tels propos, je suis vraiment désolée, mais les loups y vivaient déjà bien avant que ces bergers ne viennent s’y installer et ainsi réduise au minimum leur territoire jusqu’à les expulser ! Cette terre qu’on leur a retirée petit à petit est également la leur que cela plaise ou non !!!
Partout ailleurs, la cohabitation loups bergers, éleveurs (e) se passe très bien exceptée en France, à par quelles que exceptions qui d’ailleurs sont très mal vu par leurs confrères parce que soit disant, ils sont pour le loup (reportage sur ce sujet à la télévision dimanche après-midi à voir absolument),ils ne sont ni pour ni contre, mais pour que chacun vive sa vie en toute tranquillité.
Tous les moyens sont entre les mains de ces bergers afin de protéger leurs bêtes, clôture électrifiée, chiens Patou, caméra.
Celles et ceux ayant utilisé ces dispositifs n’ont depuis des années aucuns soucis avec « les loups », chacun vit sa vie sans aucunes agressions que ce soit d’un côté ou de l’autre,la cohabitation est totale
Dès qu’il y a des attaques de troupeau, c’est « le loup » encore et encore, jamais l’on ne parle des « chiens errants qui font de gros dégâts »…
Cette cohabitation est toute à fait possible, preuve en est,seulement en France, les bergers la refuse et sont pour l’abattage de leurs propres mains de ces bêtes en cas de danger ! mais comment vont ils évaluer ce danger ? parce qu’un loup se trouve derrière un arbre avec une posture qui qui ne leurs convient pas !!!
Le travail de berger,d’éleveur est magnifique, mais vraiment, il faut qu’ils apprennent à vivre avec « le loup » en protégeant leurs troupeaux avec tous les moyens appropriés, c’est cela la cohabitation

Claire de Cambourg
17 jours il y a

Bonsoir

Je vais tâcher de rester courtoise et contenir l’élan rageur qui me saisit à la lecture de votre « article » mais sérieusement….vous êtes qui pour sortir des banalités pareils et des commentaires aussi peu pertinents sur cette question complexe ? Un journaliste ? Un blogueur ? Sérieusement « la vie sur terre sans les loups, ni les ours, ni les éléphants, ni les baleines est possible. » C’est une blague ? « Les animaux sauvages sont importants parce qu’ils sont beaux, forts et libres. Ils ne respectent pas les règles posées par la société. Ils vivent. » Vous êtes sérieux ? J’ai le sentiment que vous ne mesurez absolument pas les enjeux sur la biodiversité, la préservation du vivant sous toutes ses formes, le spécisme ou toutes autres questions fondamentales d’avenir….

Les lignes qui bougent c’est bien mais les têtes qui pensent un peu plus c’est mieux. Creusez votre sujet un peu mieux que ça la prochaine fois.

A bon entendeur

gracineau
17 jours il y a

Je ne comprends pas qu’on trouve normal la présence des loups et l’achat d’ours pour les Pyrénées .
Je comprends la révolte des bergers. Peut-être qu’on ne veut plus de moutons ?

Jean Bernard
17 jours il y a

Vous avez raison et je partage votre point de vue
la nature est sans cesse agressée par l’homme qui en veut toujours plus
les loups ont peuplé notre pays et pour quelle raison devrions nous les tuer ?
l’élevage intensif qui occupe de plus en plus de place et qui détruit les biotopes
protégeons cette nature si belle qui nous apporte la vie .

Marie-Madeleine ADAM
17 jours il y a

Merci pour votre exposé très intéressant

ANNIE NEULINGER
17 jours il y a

La montagne, c’est leur maison. Pourquoi devraient-ils accepter que les loups y vivent ? 

cette phrase me choque
parceque la montagne est la maison des loups…et les bergers sont venus s’y installer….que l’humain respecte un peu les autres habitants de la nature et cesse de vouloir tout voler à son propre compte en le posant comme normal …

Joëlle LANTERI
17 jours il y a

Vous faites un effort louable d’objectivité mais pour moi les animaux ont droit à la vie comme l’homme. Le droit à la vie est un droit absolu et par conséquent, s’il était proclamé, la vie des animaux ne dépendrait pas du bon vouloir de l’homme ni de son confort,ou de ses peurs, comme c’est le cas actuellement.
Le maintien de la biodiversité n’a pas pour seul objectif de conserver l’homme en bonne santé, elle a pour but de conserver la Vie.
Parlons en de la Vie: le Loup fait partie d’une espèce protégée suivant diverses conventions de l’Union Européenne. Il y en aurait 500 dans le Mercantour et les chasseurs se précipitent pour dire qu’on a atteint le nombre plancher permettant la pérennité de l’espèce. En réalité, il faut 2500 loups pour assurer plus ou moins son maintien.
Les bergers ne sont pas mal intentionnés mais ils donnent l’impression de ne pas vouloir chercher de solutions permettant une conciliation des intérêts.Ils disposent de chiens PATOUS gratuits, des aides pour ériger des clôtures et l’association FERUS met à leur disposition l’accompagnement de bergers expérimentés.
Si cela ne résout pas tous les problèmes, il faut trouver des solutions non létales. Les tirs de défense ne sont qu’une reddition du gouvernement dans un but électoraliste.
On ne peut pas écarter le recours à la légitime défense en cas d’attaque d’un troupeau par des loups mais là encore l’Homme est responsable s’il n’ a pas mis en oeuvre les mesures de sécurité.
Les indemnisations en cas de perte de brebis sont délivrées sans contrôle de la mise en place des mesures de sécurité, ce qui incite les éleveurs à ne pas faire attention.
Les éleveurs ne doivent pas empiéter non plus sur le territoire du loup, et s’adapter en changeant d’estives si une nouvelle meute s’est installée à proximité du pâturage habituel.
Enfin en Italie, il y a des loups aussi mais aps de problèmes avec les bergers. Bizarre, non?

Page
17 jours il y a

N’oubliez pas que les animaux ont été les premiers à arriver. Et que c’est l’humain qui s’est approprié les terres sauvages. Les animaux ont été expulsés de leur habitat. Mais donc, si je résume, les animaux sauvages n’ont plus aucun droit?! Je trouve qu’au contraire, ils ont des droits… chacun a un rôle dans la biodiversité et ce, depuis toujours.
Les hommes se sentent supérieurs, et pensent avoir tous les droits!
Tuer les animaux, détruite la planète avec les déforestations, les déchets nucléaires, condamner des jeunes enfants dans les mines de lithium, massacrer des baleines, des taureaux pour des traditions festives, ou pour le fric…
Quelle bien triste réalité 😥
On va forcément juger mon commentaire, mais si je devais m’installer dans les Pyrénées, j’accepterais de cohabiter avec l’ours…Parce que c’est NORMAL…
Comment faisaient nos aïeux, il y a 200, 500, 1000ans?

catharina blommerde
17 jours il y a

C’est en effet facile de prendre des décisions(que je ne qualifie pas d »écolo)quand on est assis derrière un bureau, et d’ introduire des loups dans une région ou il n’y a pas assez de nourriture pour eux sans s »attaquer aux troupeaux.Pourquoi ils ne font pas en sorte de nourrir les loups au lieu d’indemniser les bergers.

Nathalie ORTEGA
17 jours il y a

J’ai beaucoup aimé votre article qui présente de manière plutôt équitable la situation à propos d’un sujet (la place du loup dans nos montagnes) qui est certes difficile à solutionner de façon nette.
Pourtant, comme vous le soulignez très bien, les animaux sauvages doivent être préservés pour tous les points que vous avez évoqués, en effet mais pas seulement. Ils doivent l’être aussi parce que la planète Terre leur appartient autant qu’à nous et que c’est bien parce que nous sommes dotés d’une intelligence (peut-être) supérieure que nous devons les protéger et apprendre à vivre avec eux de manière juste pour chaque espèce. Bien sûr, j’ai conscience que la tâche n’est pas simple et que chaque partie est défendable (ici les bergers comme les loups).
Aussi, il est important que les médias soient eux-mêmes impartiaux lorsqu’ils relatent un incident qui oppose l’homme et l’animal de façon à ne pas attiser encorz plus de colère.

Patrice GENTIL
17 jours il y a

Patrice,

Quels loups ? Je n’en ai jamais vu en liberté en France… Dans le Grand Nord de la Suède où ils se rapprochent des vill(es)ages par grand froid, les Autorités les nourrissent par lâchers de viande à partir d’hélico….
Quant aux Paysans Sculpteurs des paysages dont les Bergers… utiles à l’écologie : c’est une double approche ultra-démago car ils défrichent beaucoup et … les collectivités replantent (un peu !)… aux frais de qui?
Les Moutons , tondeuses à gazon en été, préparent les pistes de ski pour l’hiver…. ils sont donc très rentables (2 fois voire 3 fois après une attaque!)…. Il y a de la place pour tout le monde !

Longue vie à toutes les espèces !

EISENMANN
17 jours il y a

Les animaux font partie de l’écosystème tout comme les insectes. Chacun est utile et doit avoir sa place, sans craindre pour sa vie. Seuls, certains êtres qyi pensent faire partie de la trace des seigneurs s’approprient le droit de juger le contraire et de les exterminer sous des prétextes fallacieux et mensongers avec la complicité et la caution de nos élus politiques. Dernièrement, l’Assemblée a voté pour l’utilisation d’un produit nocif dangereux qui va nuire gravement à l’environnement et à certaines espèces et insectes, notamment les abeilles, tout démontre qu’ils se fichent totalement des incidents et des conséquences et pourtant, certains endroits en France ont été frappés violemment par des ouragans. Des pertes de vies humaines et animales en ont découlé. Les maladies sont plus importantes, cancers, malformations, etc… dues à une pollution grandissante par les lobbystes en tout genre qui ne pensent qu’au pognon de dingue et qui ont tous les privilèges par notre petit homme à l’Etat qui est le président le plus haï sous la 5ème République et le plus montré du doigt par les autres pays, car très donneur de leçon MACRON mais il est incapable de gouverner, ne sait ni anticiper ni prévoir et surtout très mal entouré.

serge MERCIER
17 jours il y a

Entre le s’gribouilleur paperassier du 16 ème ayant étudié la nature « bio » pour ces intellectuels au chevilles et tête gonflées de savoirs théoriques appris dans des livres écrits par des théoriciens dans le parc Monceaux
ET un homme de terrain ,pour moi et pour beaucoup de gens aguerri à juger de l’aptitude et la qualification de nos semblables
Ya pas photo !
Mais , je pense que le loup à toujours existé , et que des « proprios » d’immenses troupeaux profiteurs des étendues de broutage des Contribuables veulent en plus se dégager de création d’emploi de bergers §§§$££££€€€ ?
Le beurre l’argent du beurre et le droit de berner les Contribuables par le biais de leur FISC,, NON ?? c’est mon humble avis.

Gromit
17 jours il y a

Je trouve un peu restrictif et biaisé le paragraphe :
« la maîtrise de l’agriculture, les moines défricheurs, le drainage des marais, la canalisation des fleuves…

Tout cela :

   a fait reculer les maladies,
   a assuré l’approvisionnement régulier des habitants et éliminé les famines,
   a favorisé l’hygiène dans les villes,
   a permis la distribution de l’eau et de l’énergie,
   Etc.  »

J’en reste pantois. Finies les maladies, les famines !!!!!!!!!
Que fait-on de la pollution, des épidémies toujours en cours, du développement de nouvelles maladies, du manque d’eau potable, de l’énergie gaspillée, du réchauffement climatique, etc…

N’aurait-il pas fallu mieux dire :
« a permis un développement exponentiel de la population humaine et du cortège de stupidités qui l’accompagne ».

Par ailleurs « favoriser l’hygiène dans les villes et approvisionner les habitants » ne veut pas forcément dire
accaparement et épuisement des richesses naturelles et déclin du monde sauvage.
Des choix néfastes ont toujours été faits (marche forcée du capital) et l’on mesure aujourd’hui l’ampleur des dégâts.
Bien souvent des alternatives ont été proposées aux ravages du développement humain mais en général toujours rejetées
par ceux-là mêmes détenant le pouvoir. Comme on le voit une fois encore avec cette loi « ASAP » passée en douce hier :
https://www.fne.asso.fr/communiques/retour-des-n%C3%A9onicotino%C3%AFdes-massacre-de-dauphins-dialogue-citoyen-bafou%C3%A9%E2%80%A6-sombre-journ%C3%A9e?fbclid=IwAR1TzQB7Lb7imhsibrQOMDbayWxRTt-pUJ_RR_C_eI7BP1_92pT_lg10myo

Bref je crois qu’il conviendrait de s’interroger d’avantage le développement et la rentabilité comme valeur absolue.
Parler de voitures volantes ou couloirs de faune sauvage est un leurre, ceci ne profitera qu’à plus de développement et donc de dégradation durable.
Le dialogue avec les nuisibles est inutile et dangereux. Ça ne marche pas comme ça : « 5 minutes de débat pour les victimes et 5 minutes pour les malfaiteurs », les choses sont plus compliquées.
Continuer nos tueries et ravages tout en feignant de nous interroger sur les bonnes pratiques est d’une bêtise absolue.

daniele hengoat
17 jours il y a

Le loup et l’homme sont des prédateurs et les agneaux des victimes

Charlie Grandjeat
17 jours il y a

C’est une bonne synthèse. Il faut faire les choix qui nous permettent de vivre ensemble

Mamette
17 jours il y a

Ne trouvez-vous pas bizarre qu’on fasse couler autant d’encre pour des animaux prédateurs soi-disant en voie de disparition et que personne ne s’émeuve pour les dizaines de milliers de bébés humains que l’on sacrifie par l’avortement ? ….bientôt il sera permis de les « supprimer »(quel euphémisme !!!) jusquau 9e mois de gestatipn !!!!!!!!!!!

Maryline TASSART
17 jours il y a
  • Encore un commentaire des bobos-écolos que je supporte de moins en moins. Des gens qui se croient proches de la vie simple mais qui ne sont que des petits bourges.
  • On voit que vous n’êtes pas un éleveur qui vit péniblement de son travail.
Amoureux de la vie sauvage
16 jours il y a

Mon mari et moi faisons partie de tous ces gens attristés et inquiets de la disparition de toute vie sauvage. Que va t’il rester de la nature pour nos descendants? Que sont les Humains seuls dans la nature´ sans aucune vie sauvage? ils ne sont que des êtres vivants, comme le sont les animaux, mais aussi les végétaux. Et chacun a le droit de vivre et de profiter de ce que nous offre notre planète.

Marie rose Cauvin
16 jours il y a

Bsr moi je suis pour que tout les animaux puissent vivre ainsi que les loups et ce monsieur pouvait pas tirer juste en l’air pour faire fuir le loup mais pas le tuer je pense que certaines personnes veulent tuer c’est plus fort qu’eux comme les chasseurs 😡..

Erbibou
16 jours il y a

Il y a un âge ou l’époque n’est plus faite pour nous …c’est défaitiste mais vraiment lucide

Daniel JANAN
16 jours il y a

Oui cette analyse me plait car le sujet n’est probablement pas facile.
Attention aux sujets journalistiques parfois traités « à charge » !

rafini jean pierre
16 jours il y a

le travail patient sur la nature n’est pas au point! voyez ce que la nature renvoie dans les Alpes maritimes, entre autres; il faut montrer plus d’humilité et accepter de partager! de toues façons, les loups nous mangeront, si c’est pas ceux là, ce sera leurs descendants…

PINELLI Frédéric
16 jours il y a

Entièrement d’accord avec le commentaire précédent faisant référence aux pays de l’est, l’Italie ou l’Espagne. Oui, pourquoi leurs bergers arriveraient à cohabiter et pas les notres. L’éradication du loup qui avait eu lieu en France était contre nature et leur retour une bonne chose. Je pense qu’il faut aider les bergers à vivre avec, les indemniser comme il faut quand se produisent des pertes et ne procéder à l’abattage qu’en dernier recours et qu’on ne nous parle plus de ripostes preventives.

Catherine Morisseau
16 jours il y a

Je suis fervente écologiste et je défends la nature, les écosystèmes, et les espèces menacées et pourtant, à propos des loups, mon avis est mitigé car je connais des bergers de montagne qui, tous les ans, voient leurs troupeaux ravagés par des loups. Cette année ce sont 45 moutons qui ont disparu dans un troupeau, et une bergère que je connais a perdu la plupart de ses chèvres. C’est une douleur immense pour ces bergers qui ont une vie extrêmement dure, de perdre leurs bêtes, en plus de l’énorme préjudice économique que l’Etat prend très peu en charge. Les loups n’ont pas de prédateurs et pour cette raison se développent de manière exponentielle.
Les bergers, de leur côté, contribuent avec leurs troupeaux à la préservation de la montagne en nettoyant les friches. Dans le contexte actuel les bergers sont amenés à disparaître à cause des loups. C’est cela que nous voulons? Nous ne voulons que des moutons et chèvres élevés en batterie?
Les louvetiers ne sont appelés que lorsque le berger parvient à prouver que ce sont des loups qui ont attaqué le troupeau: très difficile à prouver donc car les loups sont très intelligents, vivent cachés et attaquent de nuit. Dans la montagne, à cause des randonneurs, il est compliqué d’avoir un chien patou (les seuls qui protègent efficacement des loups mais également dangereux pour l’homme)..
Si les loups ont été craints et persécutés pendant des siècles, ce n’est pas par hasard. Les anciens ne tuaient pas les loups par plaisir.
Tous ces arguments pèsent donc en faveur des bergers. Je comprends qu’ils soient indignés et je les défends.

Arnaud
16 jours il y a

c’est de l’homme que j’ai peur, pas du loup

Pinabel
16 jours il y a

Questionner les bergers italiens, suisses et espagnols à ce sujet.
Eux vivent au quotidien avec le loup. Ces derniers sont bien plus nombreux dans leurs pays ainsi que les troupeaux de moutons.
Ils vivent en bonne intelligence les uns les autres. Peu d’attaques de loups sont à déplorer.
Il est temps pour le berger et le chasseur français de sortir du mythe de la bête du Gévaudan. Il est plus que temps de laisser chacun se partager le territoire. Il n’y aura pas un gagnant et un perdant. Chacun à sa place et heureusement.
Les mentalités doivent évoluer. Ce sera une lente évolution.
Même nos chiens n’ont plus accès aux montagnes en France. Ils dérangent la faune. Par contre les 2 roues et tout les sports de neige ne sont pas néfastes ?????????

Philippe Jean Darroux
16 jours il y a

Il y a sur toute la surface de la terre, un véritable équilibre que la nature pendant des millénaires a forgée, l’accroissement gigantesque de la population de la terre a bouleversé cet équilibre. Il convient alors de temporiser. La crise aura au moins un mérite positif, celui de poser la question de l’équilibre écologique, surtout pas celui excessif du parti qui a le nom éponyme, des espèces au sens le plus large avec les besoins de vie des humains, de la technologie. Il va sans dire que plus d’un milliards d’êtres humains sont si loin de ces notions, car ils se battent non seulement pour vivre mais au moins pour survivre. Ainsi ce facteur est aussi un défi énorme à relever d’abord.

Pdero49
16 jours il y a

Cela fait quelques millénaires que l’Homme, créature « Supérieure », s’acharne à détruire consciencieusement la nature (et la terre qui la porte). Les espèces disparaissent les unes après les autres… Bientôt les abeilles, puis les oiseaux, puis les loups ??
Je vous rappelle que le loup est chez lui en France depuis des millénaires et qu’il a été massacré jusqu’au dernier par l’homme dit « supérieur »… Ce dernier supprime sans arrière pensée ce qui le gêne dans son « développement », animaux et biodiversité, tout en polluant sa Terre, son habitat…
Nous avons la chance de voir le loup venir repeupler le pays dont il a été chassé, son pays. Ne la laissons pas passer !
Le vie pastorale et le loup ont toujours cohabité. Au 21ème siècle nous avons tous les moyens de se prémunir contre ces attaques qui ne tuent que 0,14 % du cheptel. C’est beaucoup moins que lors du transports des moutons en camion dans des condition souvent terribles pour les animaux. Les moyens sont nombreux, enclos électrifiés, chiens, bergers plus nombreux (c’est un métier magnifique), etc. Peut-être l’état pourrait-il être plus généreux avec les bergers pour les animaux tués et les payer à leur juste valeur marchande.
Comme pour tous animaux faisant des dégâts, sangliers, cerfs, loups, l’Etat autorise des tirs de prélèvement. C’est normal et encadré.
Mais il est important que les pro-loups et les pro-bergers cessent de s’étriper bêtement, en refusant tout dialogue constructif et puissent cohabiter harmonieusement. Je suis effaré de voir la violence des propos et l’intransigeance des uns et des autres dans tous ces messages.
Finalement le loup est certainement plus pacifique que l’Homme dit « Créature Supérieure ».
Bienvenue et longue vie à cet animal magnifique dans notre beau pays !

BRUNO NINONET
16 jours il y a

respecter les loups c’est respecter la nature et donc notre avenir il faut apprendre à vivre avec et non contre le seul vrai nuisible ne reste t’il pas l’homme? qui veut tout et n’aura au final rien

Jocelyne FAUJOUR
16 jours il y a

Autrefois les bergers étaient accompagnés de chiens qui avertissaient, protégeaient et éloignaient les prédateurs. Pourquoi détruire sans cesse des animaux qui ont autant leurs places dans le monde que nous. Vivons intelligemment et observons, renseignons nous au lieu de tuer systématiquement ceux qui dérangent. L’homme n’est-il pas le plus grand destructeur de notre belle planète.
Les armes sont des solutions idiotes.

Rake
16 jours il y a

Je ne suis pas d accord avec votre approche Oui le monde peut exister et fonctionner sans loups et sans baleines Mais de quel droit l homme prendrait le dessus sur ces espèces
L homme est à l origine de la disparition de certaines espèces et du fait que d autres soient en danger De quel droit ???

Mac
16 jours il y a

Les bergers n’ont rien à foutre en haute montagne , c’est la place du sauvage , les chasseurs non plus d’ailleurs non rien à y foutre !

Saliha
16 jours il y a

Le loup est un exemple pour l’homme. Il est le symbole de la liberté, de la loyauté. il est bien plus digne que l’homme qui détruit tout sur son passage, le loup, lui participe grandement à la biodiversité, l’homme se permet de détruire la nature pour son profit, que c’est bas. Il se permet de chasser les animaux sauvages pour s’accaparer leur territoire. En détruisant la nature il se détruit lui même. Alors oui à la protection du loup et au 0 tir à tuer. Quand donc l’homme intégrera t il la notion du respect du vivant quel qu’il soit (homme animal végétal) et de son caractère sacré. Je considère le loup comme mon frère et je m’investie autant que je le peux pour sa protection

JOACHIM
16 jours il y a

Un tir de défense ? Au moment où un loup se retire il est abattu, et certains osent affirmer sans aucune preuve ni indice que le loup allait attaquer ?! Puisque les tireurs assassins sont là et prêts à tuer il aurait été juste d’attendre que le loup effectivement s’élance vers le troupeau pour juger du bien-fondé de cette pseudo certitude merdique et trop gratuite !!!!! Le berger est heureux, sa bête est préservée et va lui rapporter de l’argent…. Il tue son animal à sa guise et cette mort lui rapporte du bénéfice. Qui est le plus sauvage, le loup qui tue parfois…. pour survivre, ou le berger qui tue mille fois dans l’année pour son enrichissement égoïste. Le bilan ici : des ovins abattus par centaines + un loup, très rare. Bref, joli métier que celui de berger……
C’est à vomir !